Le constat alarmant de la résurgence des bidonvilles...

La résurgence des bidonvilles ces dernières années en France est insoutenable pour tous ceux qui pensent que chacun a le droit à la vie dans la dignité. Les habitants des bidonvilles sont victimes de multiples discriminations, et notamment l’impossibilité qui leur est faite de disposer d’un lieu de vie stable. Les expulsions à répétition des terrains vagues où ils sont installés éloignent les familles concernées de leur inclusion dans la société française en détruisant tout le travail d’accès aux droits, de scolarisation des enfants, de recherche d’emploi ou de suivis médicaux menés par des associations. Les dispositifs d’hébergement et d’insertion sociale sont saturés et inadaptés pour les accueillir. Le coût des dispositifs traditionnels qui seraient adaptés est tel que les pouvoirs publics ne sont pas disposés aujourd’hui à les financer de façon massive.

 

Selon la DIHAL (Délégation Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement des personnes sans-abris ou mal logées), en 2015, 19 676 personnes vivent dans des bidonvilles (plus de 20% de ces personnes sont des enfants) et 577 « campements illicites » ont été recensés. En 2014, 138 lieux de vie différents ont été expulsés (ce qui représente 13 483 personnes). Une personne habitant dans un bidonville vit, en moyenne, une expulsion tous les 3 mois, ce qui entrave fortement le processus d’accompagnement vers l’inclusion.

 

 

Le bidonville, un lieu de vie indigne !

 

66 % 
des sites sont concernés par la présences de nuisibles

 

74 % 
des sites n’ont ni poubelles ni ramassage d’ordures
 

N’apparaissant sur aucun plan d’urbanisme et étant considérés comme des campements illicites, les bidonvilles ne peuvent bénéficier des aménagements urbains traditionnels (adduction d’eau, électricité, etc.). Dès lors, de nombreux problèmes en résultent. Sous-alimentation, pauvreté la plus totale, insalubrité, etc. Dans un rapport publié en 2013, L’UNICEF estime que le taux de mortalité infantile est trois fois plus important dans les bidonvilles que dans les quartiers dits « riches ».

 

 

60 % 
de la population recensée vivant en bidonville ont été expulsées de 111 lieux de vie en 2015 

Stabiliser un terrain et être locataire permet d’obtenir un raccord postal. Avoir une adresse postale (et donc une domiciliation) est la clé de voute du travail social. En effet, sans adresse, il est impossible de scolariser un enfant et impossible d’entamer toute démarche d’accès au droit commun.

La mise en place d’un raccord postal se fait à la demande du propriétaire ou de l’utilisateur avec accord du propriétaire. Cette mise en route d’une adresse postale est une prérogative de la Ville

 

77 % 
des lieux de vie n’ont pas accès à l’eau potable

 

88 % 
des lieux de vie n’ont pas de raccordement officiel à l’électricité

© Convivances

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